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la foire à siron, melnotte et fournier

Un trio de musique improvisée
florence melnotte piano à 88 touches et divers
sylvain fournier percussion en tous genres et merdiers sonores
jacques siron contrebasse, paroles et bricolages vocaux

Notule

Sortie en bande pour Sylvain, Florence et Jacques.

À trois, ils arpentent le champ de foire, en hommage à l’enfance, à la barbe à papa, aux autos tamponneuses, à la drague et à la bière. Ils vont au casse-pipe parmi les souvenirs, en passant d’une attraction à l’autre, histoire de refaire un tour de manège.

À l’aide de cette chose nommée musique, c’est l’univers forain qu’on évoque, avec ses objets sonores, ses néons clignotants et ses rengaines mécaniques. Les montagnes y sont russes, le train y est fantôme et on vit en permanence sous la menace du tilt. Quand on s’élance sur le Grand Huit, on crie.

C’est la foire, une foire improvisatoire et dérisoire, avec ses habits de fête et ses valses décoiffeuses. C’est un chant de foire, avec ses cadences furieuses, ses mélodies fiévreuses, ses paroles vertigineuses et ses rimes foireuses.
 
 



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florence melnotte   piano à 88 touches et divers

Les meilleures cartomanciennes se sont penchées sur le berceau de Florence, quelque part en France. Florence se montre très précoce dans la boule de cristal; âgée d’à peine quelques heures, elle y lit déjà son destin : « Florence a appris, apprend, apprendra à jouer du piano, piano droit, penché, électrique, piano-bar, piano de cuisine, du synthétiseur, du kaossilator ».

Forte de cette prédiction, Florence met toute son énergie à réaliser son destin. C'est à Paris, à l’École normale du Musique et au CIM, qu'elle étudie l’art d’exécuter les quintes et celui de tirer les cartes. Avec son quartet, elle se met à hanter les stands de tir à la carabine, où elle ne tarde pas à faire des cartons : sur les tremplins, elle rafle tous les premiers prix (Val d’Oise, Jazz sous les Pommiers, concours National de la Défense, Avignon, Lorient). Elle entreprend alors de tourner sur la grande roue, d’abord en Italie et au Sénégal.

Alors que rien ne va plus entre Charles et Diana, elle prend le train fantôme du « Four Roses Quartet », avec qui elle hante divers continents (Russie, Allemagne, Italie, Afrique du Sud, Amérique du Sud, États-Unis).

Brian Torff, c'est le nom du contrebassiste avec qui elle se produit en duo, enregistrant un CD et donnant des workshops. « Les Mystères de l’Ouest », c'est le nom d’un trio qu'elle partage avec Jean-Jacques Pedretti et Nelson Schaer. « Whynotmelnotte », c'est le nom du CD qu'elle vient de réaliser en solo.

Dans le stand du Palais des Glaces, quelqu'un a écrit au coin d'un miroir : « La pianiste Florence Melnotte au jeu généreux, intense et envoûtant. Elle brise et rattrape le rythme, crée des mélodies et des suites harmoniques sur le champ. C'est un tourbillon de créativité qui sait trouver sa place et en laisser dans un orchestre ».


sylvain fournier  percussion en tous genres et merdiers sonores

On raconte que Sylvain est né sur une montagne russe. Ce n'est qu'une légende. Par contre, il est certain qu'il est né une baguette à la main, et qu'il tapait déjà le triolet sur son premier biberon. À neuf ans, il prend sa première caisse (une caisse claire en l’occurrence) ; il en apprend tous les rudiments avec la fanfare du coin.

Dès que ses cheveux sont devenus suffisamment longs, il donne son premier concert avec un groupe de speed métal. C'est le début d'une carrière dans le flipper de foire, dans laquelle les musiques du monde le secouent jusqu'au tilt. Bingo ! Voilà Sylvain qui désormais coupe régulièrement ses cheveux ! Ignorant totalement les déboires amoureux du prince Charles, il vagabonde de foire en foire avec des percussions plus ou moins légales, auxquelles il ajoute la théorie musicale, la guitare, la mandoline et la scie musicale. Il compose aussi.

Le voici bateleur de rue, de jazz et d'improvisation, jouant avec des chanteur/euses, des conteuses, des danseuses, des musiciens du Maroc, d'Algérie, de France, du Brésil, du Vénézuela, de Turquie, du Chili, d'Argentine, de Sardaigne, d’Inde, du Sénégal, d’Italie, du Japon, d’Allemagne, du Kosovo, d'Albanie, du Japon, et même de Suisse !

Avec le duo « N’importe quoi », il fait ce qu’il dit : jouer n'importe quoi. On le voit souvent sur des scènes de théâtre (le Loup, le théâtre Spirale), où il déploie son ingéniosité à taquiner l'intrigue. La liste de ses partenaires artistiques, celle des disques qu'il a enregistrés et celle des lieux dans lesquels il a joué prendrait trop de place. Un lecteur normalement constitué ne manquerait pas de se perdre dans tant de diversité.


jacques siron  contrebasse, paroles et bricolages vocaux

Jacques renonce à une carrière de femme à barbe universitaire pour se lancer dans une destinée foireuse. Il découvre la contrebasse, qui a le corps de sa mère et la voix de son père, et avec qui il commence à pratiquer la foire jazzy, la foire symphonique, la foire de scène, la foire en chansons et la foire chorégraphique.

Un début de calvitie le guette. Mais c'est en mangeant de la barbe à papa qu'il se met à improviser le plus librement, avec par exemple le trio « Afro Garage », le quartette « SMAC », le CoCo, le duo avec Christine Schaller. Il taquine la scène avec des danseuses (Manon Hotte, Geneviève Sorin). On le voit de-ci de-là donner de la voix : il pousse parfois la chansonnette, ou bonimente avec des acteurs (duo aubert & siron®). Il pratique autant le spectacle mûrement répété que la performance menée avec le risque de l'improvisation.

En traînant ses savates dans les fêtes foraines du jazz et des musiques improvisées, il en dresse quelques ouvrages de référence — « la Partition Intérieure », le « Dictionnaire des Mots de la Musique ». Il connait souvent quelques démangeaisons de plume, qui l'amènent à pondre des textes ou à improviser des paroles sans queue ni tête.

Le fait que le prince Charles est désormais avec Camilla le pousse à composer pour différents ensembles. Ainsi qu’à réaliser et monter des longs-métrages — sur la ville de Rome ou sur l'Égypte.

Ce carrousel de musiques, de sons, de gestes, de mots, d'images, de cinéma, provoque chez lui un vertige jubilatoire, qui entraîne la perte de ses cheveux sur le sommet de son crâne. Ne lui reste qu’une seule certitude : l’art est foire.